Association Nationale du Transport Aérien Militaire
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L'ANTAM met les voiles

 

Fidèle à son balancement Nord-Sud, l'ANTAM-BRETAGNE a invité en 2011 ses membres à rejoindre L'Orient – Pardon! – LORIENT, où la "Cité de la Voile" vient d'ouvrir une nouvelle exposition consacrée aux courses de voiliers et autres records.

Le programme comportait une visite guidée de la "Cité" consacrée, compte tenu de la qualité des visiteurs, plutôt aux aspects techniques de la navigation et à l'architecture des bateaux, puis, après un déjeuner léger, les volontaires pouvaient visiter la riche exposition consacrée à la "sous-marinade" (Terme utilisé par la "Royale") et au sous-marin 'Flore".

Donc le 31 mars à 10 heures, trente antamiens se retrouvaient dans le hall de la Cité, au chaud, car la météo n'était guère estivale. Nous devions être 37 – record battu !-, mais, hélas, les ennuis de santé des uns et …l'oubli des autres, nous privèrent la veille de 7 compagnes

et compagnons de qualité. Les deux distraits, mais courageux, antamiens nous rejoindront au café (32 !)..

Notre guide était un jeune et enthousiaste  trentenaire, féru de navigation  et littéralement "envouté" par son idole, Eric TABARLY. Alors que nous évoluions entre le gracile "Penduick", le Penduick 6 et le bateau sur plan porteur – héritier du "Coléoptère" –, nous eûmes droit à toute la saga de notre Grand homme (taille: 1,68m !) de la voile française, qui a, en quelques années, hissé la France au premier rang mondial de la navigation à voiles. Dès que notre guide soulignait une avancée technique sur un bateau en exposition, il nous demandait d'un air entendu :"D'après vous, qui a inventé cela?"; la réponse s'imposait…Selon notre jeune ami, s'agissant de la Voile, nous serions les premiers dans tous les domaines ! Qu'en pensez vous?

Vaincus par le froid, c'est dans le musée couvert que nous avons touché du doigt - souvent au sens propre – les progrès remarquables accomplis en, disons, une cinquantaine d'années dans la conception des bateaux, leur construction, les aides à la navigation, qu'elles soient embarquées ou à terre, et les dispositifs de sécurité. On ne s'étonne plus que la durée de la traversée de l'Atlantique ait été divisée par deux en quelques années !

Pour la détente des visiteurs, deux activités ludiques étaient programmées:

Ø                   Une dizaine de modèles réduits de voiliers télécommandés s'ébattaient dans un bassin d'environ 40 mètres carrés, sur lequel soufflait un vent "à la carte", qu'il fallait utiliser avec doigté. Inutile de préciser que abordage et empannage furent les deux mamelles de notre navigation, globalement  peu efficace !

Ø                   Un simulateur de  bateau était censé restituer les sensations, violentes, que ressentent les navigateurs, qui croisent parfois à plus de trente nœuds sur une mer formée. Personnellement, je me serais plutôt cru sur un Mirage III survolant à 450 nœuds les "Dentelles de Montmirail" sous Mistral, si , de temps à autre, une giclée d'eau – non salée – en pleine figure n'était venu me ramener aux humides contingences  de nos Cammas et autres Desjoyeaux !

A l'issue de la visite, le déjeuner nous permit de tester les qualités du nouveau Chef, qui nous offrit  trois plats de bon aloi, arrosés de vins blancs et rouges estimables, malheureusement servis avec parcimonie.

Au café – déjà dit – Ô surprise !- notre gentille Miss et son "équipier" débarquèrent, confus et repentants, chaleureusement accueillis par un équipage disposé à tout pardonner à des "mutins" si sympathiques.

Mais déjà, la "Flore" nous attendait; et, surtout, l'exposition passionnante exposant la guerre sous-marine et ses retombées lorientaises, concrétisées par la monumentale base sous-marine bâtie par l'Organisation TODT, sur laquelle la RAF s'est cassé les dents, au détriment de la ville de Lorient, d'ailleurs.. Sur le sous-marin, rien à dire d'original, si ce n'est que mourir en avion m'a semblé plus "agréable" que dans  ce réduit métallique, dense et étouffant, qui faillit, comme ses "sister-ships", servir de tombeau à son équipage.

Retour à l'air libre et frais ! Nos adieux se firent dans le désordre engendré par cette dernière visite, mais apparemment, l'ANTAM-BRETAGNE  a été contente de sa journée lorientaise.

Kenavo, ken bremaik !

 

Gérard MAURICE

 






















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